Pendant le voyage, il y a beaucoup de super moments, mais il y en a aussi quelques uns très pénibles. Ce transfert du Pérou à l'équateur va l'être, nous le savons d'avance!
Le vol d'Iquitos à Tarapoto se passe très bien, en un temps record nous récupérons nos bagages et sortons de l'aéroport de Tarapoto... les petits aéroports ont quelques avantages! Moins de 30 minutes plus tard, nous sommes dans notre chambre dans l'hôtel réservé il y a 2 semaines et où nos affaires nous ont gentiment attendu. Notre opération allègement de bagages a donc parfaitement fonctionné, on récupère avec plaisir tout notre attirail.
Après avoir refait tous nos sacs, ce qui n'est clairement pas une mince affaire, pris une douche encore froide mais pas trop et mangé un burger dans un petit boui boui familial, il est temps d'aller se coucher! Une fois au lit, nous réalisons que le voisin a sa TV à fond et malgré nos plaintes, il ne baisse pas le son: il doit dormir cet animal... aie la galère... et puis Julien a une idée, il part en caleçon dans le couloir armé de notre télécommande. Sur la pointe des pieds en tendant bien le bras, il atteind au dessus de la porte un espace vide qui lui permet d'éteindre avec notre télécommande la TV du voisin, victoire! ;)
Le lendemain, le périple vers l'Equateur commence! Nous commençons tout d'abord par une balade en moto taxi afin d'envoyer un colis à Yurimaguas avec le hamac prêté et en cadeau le 2e qui nous avait été donné par Johanna, il servira à d'autres touristes... Le chauffeur essaie de nous faire payer bien plus que le prix fort habituel (ils font payer systématiquement le triple que ce que paient les locaux) et Julien finit par lui dire de prendre ce qu'on lui donne et de s'en contenter... c'est un peu fatigant à la longue. Et là il est 7h30 et c'est parti:
-11h de bus jusqu'à Jaén
-dans la foulée un moto taxi nous amène prendre un combi pour 2h30 de voyage jusqu'à San Ignacio
-1 nuit dans un hôtel avec des chambres à portes de prison (étrange)
-2h de voiture partagée jusqu'à la Balsa, hameau frontière avec l'équateur
-passage de frontière le plus champêtre du voyage: un pont traversé à pieds, des bureaux de douanes dans des cahutes accessibles par des petits chemins en terre avec de la musique à fond et des motos garées à l'intérieur... il ne manque que les poules et les vaches
-1h d'attente dans le bureau des migrations puis 2h d'un moyen de transport encore inconnu: le camion bus (un camion transformé avec une structure en bois posée sur le plateau et des mini bancs en bois eux aussi, on a sacrément mal au c...)
-6h de bus empruntant des chemins de montagne boueux très abîmés comme un 4x4 et ne nous offrant pas de possibilité en chemin pour manger.
Ça y est, il fait évidemment déjà nuit mais nous sommes enfin arrivés à Vilcabamba. C'est vendredi soir, veille du we de Carnaval. Zut! à force de regarder cette date de loin, nous avons complètement oublié que c'était ce week end. Tout est plus cher, les prix ont doublé et les hôtels semblent full. Nous trouvons une chambre bien moyenne a 20 US$ (ah oui au fait, la monnaie officielle de l'équateur est le dollar américain...) dans un endroit pourtant bien recommandé dans le routard mais comme nous sommes morts, cf ci dessus, nous ne chipotons pas et passons deux jours tranquilles ici, alternant repos et Skype avec famille et amis.
Le carnaval bat son plein à l'extérieur mais nous sommes déçus, nous ne voyons rien de très typique ni rien de très original en fait: des gens alcoolisés qui picolent, de la mauvaise musique et des batailles rangées à coups de bombe à eau... la fête de Bessan c'est un concentré de traditions à côté ;) Nous ne voyons donc pas de parades, pas de fanfares, peu de déguisements, pas de musique ou de vêtements folkloriques... il est probable que nous n'avons pas eu les informations pour nous rendre au bon endroit au bon moment, mais quoiqu'il en soit nous payons notre hébergement très cher à cause de cet événement pauvre en intérêt à nos yeux... si on ajoute à cela les températures fraîches et le temps pluvieux rendant toute balade (l'intérêt principal de la ville, point de départ de pas mal de randonnées) un peu "risquée", nous décidons de prendre le bus dimanche, un peu requinqués, en direction de Cuenca à 4h de là. Là bas, nous ne trouverons pas beaucoup plus d'intérêt au carnaval, sans beaucoup chercher toutefois... en revanche nous nous y faisons copieusement arroser par des commandos véhiculés et armés de seaux... imparables! ;) Tant pis pour le Carnaval, c'est pas comme si nous avions manqué cet événement dans un voyage organisé spécialement pour au Brésil... Là ça aurait juste été en bonus.
Cuenca est une jolie petite ville avec beaucoup d'expatriés installés et énormément de fabrique de chapeaux... c'est en effet la capitale mondiale du fameux Panama (qui porte ce nom uniquement car il a été porté par les ouvriers du canal du même nom mais a toujours été produit en Équateur) : bonheur!!!
Nous passons une semaine à explorer les différents lieux de fabrication de chapeaux et leurs showrooms, le musée boutique et les boutiques tout court! Nous visitons une bonne dizaine d'endroits, comparant les prix, les qualités, les modèles... Une forme de paradis pour nous en quelques sortes! Nous connaissons cette ville depuis que la maman de Cristóbal à Santiago nous en a parlé, c'est à la hauteur de nos espérances! Nous nous faisons bien évidemment quelques jolis cadeaux mais en profitons aussi pour acheter les derniers cadeaux du voyage! Une très bonne chose de faite, nous allons pouvoir nous pencher sur le paquetage définitif de tout ça, ce qui nécessite un peu de réflexion (pas facile, on a perdu l'habitude). La petite valise à roulettes s'avère bien utile mais il nous faut bricoler une boîte à chapeaux en guise de bagage à main pour l'avion... avec 2 boîtes récupérées dans les boutiques Julie en fait une seule. Elle est solide, bien optimisée à l'intérieur et en plus de ça elle est jolie! Julie est fière et décide que ce sera elle qui la portera tellement elle est classe! ;)
Cette petite semaine tranquille nous permet d'apprécier les bons aliments du pays:
-le café acheté au marché moulu sous nos yeux est un délice, même fait à la chaussette.
-Le chocolat c'est toute une histoire. Julie, en manque de chocolat depuis déjà un bon moment, ne peut pas résister à en acheter lorsqu'au marché, une énorme tablette se présente devant nous. Après notre déjeuner, nous nous préparons un petit café et goûtons à notre chocolat. Nous croquons tous les deux un bon morceau et nous attendons à profiter d'un bon chocolat noir qui a embaumé notre chambre... perdu! c'est très très amer!!! Nous ne crachons pas car nous sommes polis, mais ce n'est pas l'envie qui manque. Elle avait bien dit la dame "c'est seulement du cacao et un peu de lait"... C'est immangeable! Déception... les 3 jours suivant cette difficile expérience gustative, nous enchaînons des recettes pour essayer de consommer ce chocolat: le faire fondre en ajoutant du sucre et du lait, faire des pancakes avec notre pâte à tartiner artisanale ou faire griller des toasts, du chocolat chaud... Petit à petit, le manque de cacao de Julie disparaît et notre stock de chocolat diminue, nous gaspillons peu cette précieuse denrée ;)
-Le porc laqué: trouvé un peu partout au marché, un cochon cuit tout entier probablement à la broche avec une peau épaisse et bien grillée. La bête est entière posée sur une table et ils y découpent directement les portions. C'est servi avec du maïs et de la patate... c'est pas mal, ça change du poulet riz !
-Des légumes en salade, beaucoup... nous avons besoin d'oublier le goût de la friture, du poulet et du riz... nous allons même manger dans un restaurant végétarien, c'est sérieux!
Enfin, pour compléter notre programme de remise en forme, nous allons faire deux sessions footing / musculation (machines de sport d'extérieur de la ville) dans le parc et le long de la rivière. Le décrassage est un peu difficile mais ça fait sacrément du bien de se dépenser physiquement... Ces derniers mois nous avons pris l'habitude de faire du sport très régulièrement, c'est avec plaisir que nous constatons que le corps en redemande. Il faudra garder ces bonnes habitudes à l'avenir!
Si nous tenons autant à nous reposer et à nous remettre au vert, c'est parce que la phase 2 de l'aventure commence dans moins de deux semaines! En effet, notre vol pour Auckland approche à grands pas et nous souhaitons retrouver du gaz avant de décoller d'Amérique du sud. C'est donc pour ça que nous menons un rythme d'activités touristiques bien moins intense que ces derniers mois (pas difficile en même temps): priorité à la préparation de la Nouvelle Zélande!
Pour rappel, nous avons prévu de faire une première partie de vadrouille en Amérique du Sud, au bout de 7 mois et beaucoup beaucoup d'étapes, ça c'est fait! La suite se passe en NZ et le temps est venu de repasser aux choses sérieuses. Nous avons un visa vacances travail de 12 mois nous permettant de visiter le pays bien sûr, mais aussi et surtout d'y travailler. Mais comme nous n'avons plus 20 ans et qu'il paraît que nous avons un peu d'expérience professionnelle désormais, nous souhaiterions trouver l'opportunité d'en avoir une nouvelle (certainement petite) chez les kiwis! La fin de ce voyage peut se passer de bien des manières différentes encore, tout va dépendre de comment se passent les premiers jours là bas ;)
Et pour que tout se passe bien, il faut bien se préparer:
-Opération allègement capillaire: nous nous faisons couper les cheveux par le coiffeur le moins cher du monde (4€ la coupe). Le lieu choisi n'est pas anodin, c'est aussi un barbier! Julien dit donc adieu à la barbe du Che: Touristman redevient Clark Kent ;) C'est aussi l'occasion de constater que la barbe dissimulait un peu son visage qui s'est un peu affiné ces derniers mois, on dirait un anorexique, enfin presque! ;)
-Recherche de logement à Auckland: une nuit en dortoir à Auckland coûte 13€ par nuit et par personne a minima, ça monte immédiatement à 30 pour une chambre double... le prix de la nourriture s'apparente aux prix parisiens d'après ce qu'on nous en a dit et les transports sont loin d'être gratuits! Même si nous avons prévu un budget mensuel bien plus important que pour l'Amérique du Sud, il n'est pas certain que cela suffise. Il va donc falloir trouver des bons plans... Ça tombe bien, nous avons glané des informations tout au long de notre voyage auprès d'autres voyageurs mais aussi d'un New Zealander (Oliver). Il nous a été conseillé à plusieurs reprises de faire du woofing en NZ car c'est là bas que le concept est né: travailler quelques heures pour un particulier (en général un fermier) qui en échange héberge et nourrit. L'idée nous plaît pour les premiers temps là bas, le problème c'est qu'il s'agit souvent de lieux éloignés des villes et que nous souhaitons être à proximité d'Auckland pour visiter et pouvoir chercher du boulot. C'est là que la rencontre avec Oliver s'avère précieuse, il nous a recommandé le site internet helpx qui propose le même principe que Woofing mais avec des hôtes aussi bien en ville qu'en lointaine campagne. Et a priori qui est plus détendu sur les heures de travail demandées. Un peu comme le site bien connu des parisiens "appartager", celui qui cherche un plan doit payer pour avoir accès aux coordonnées de ceux qui proposent. A 20€ les 2 années d'accès le calcul est vite fait vus les coûts exposés précédemment... nous créons donc notre profil et envoyons une dizaine de demandes (après 3 bonnes heures passées à filtrer les annonces). Les premières réponses arrivent rapidement, le site a l'air d'avoir beaucoup de succès, les réponses sont négatives car les gens sont complets, certains intéressés par notre profil de non adulescent nous proposent même de nous recevoir en mai ou en août... en fin de semaine, nous recevons enfin une réponse positive: c'est une femme avec enfants (mais grands), elle a l'air sympathique et détendue. Elle est peu gênée car elle ne peut nous offrir qu'un couchage séparés... banco c'est pas grave, c'est pour ça qu'on profite à fond du confort à bas prix de ces dernières semaines en suramerica! Nous débarquerons chez elle au petit matin le 20 mars pour un peu de peinture, du jardinage, couper du bois... Le tout à 15 minutes en bus du centre ville.
-mise à jour de nos CVs anglais, revue des annonces de travail (c'est marrant, c'est bien différent qu'en France... il y a des annonces pour des missions temporaires qui ne seraient pas visibles en France autrement que par les sociétés de services... ça dénote une manière de fonctionner bien différente)... Julien fait même une nouvelle photo pour son CV, la précédente datait un peu trop ;)
Voilà vous en savez un peu plus sur la suite du périple... mais ça sera une toute autre histoire à suivre quand nous y serons vraiment!
Cuenca c'était bien mais il faudra revenir pour visiter les alentours et les musées autres que celui du chapeau... ;) Nous partons d'ici pour aller au bord de l'océan, voir si l'eau est bonne et pour continuer sur notre lancée (mise au vert et préparatifs).
Bises
Julie(n)
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