mardi 18 mars 2014

46 - Quito - ¡adiós suramerica!

Nous avons délibérément choisi de faire notre dernier long trajet de bus en journée afin de ne pas gaspiller les précieuses heures de repos pris ces dernières semaines.
En ce vendredi matin 9h, nous montons dans notre bus et c'est parti pour 10h de route, enfin c'est ce qu'on nous dit! Vous vous en doutez, nous sommes maintenant bien rodés: nous nous installons avec notre petit bidon d'eau, nos bananes, du pain fraîchement acheté à la boulangerie, du fromage pour improviser des sandwichs et nos brioches sucrées pour le goûter.
Le trajet est long, les routes n'en finissent pas de tourner, la climatisation n'est pas de la partie (vraiment dommage) et le chauffeur conduit comme un débilou, coutume du pays semble-t-il (sur les 5 bus empruntés en Équateur, tous nos chauffeurs ont utilisé le klaxon comme frein et les freins comme un moyen pour faire vomir les enfants mais pas seulement dans les virages de montagne).
10h plus tard nous ne sommes toujours pas à Quito évidemment, loin d'y être même a priori... Nous montons un col indéfiniment et aucune ville digne d'une capitale n'est en vu, nous prenons notre mal en patience et blagons sur le fait de devoir profiter de ces derniers moments de bonheur dans un bus... puis nous arrivons à Quito avec 2 heures de retard.
Le chauffeur et son acolyte nous déposent rapidement au terminal, nous enfourchons nos sacs et en quelques minutes nous sommes dans le trolebús qui nous conduit à notre hostel. Aucun arrêt n'est annoncé et nous ne trouvons nulle part les informations nous permettant de nous situer... Nous demandons de l'aide à une femme, elle nous préviendra le moment voulu. Génial, profitons du trajet! Et puis le trolley s'arrête, le femme descend et nous comprenons que nous devons descendre à l'arrêt suivant... mais tout le monde descend: c'est un terminus. Nous descendons à notre tour, sur le quai aucune destination indiquée, nous questionnons un jeune homme qui nous dit d'attendre le prochain trolley puis qui quelques minutes plus tard se ravise et demande à l'homme devant lui quel chemin nous devons prendre. Nous ne sommes pas où il faut, c'est plus loin sur le quai... nous errons quelques minutes, toujours aucune indication, et puis un point information nous permet de trouver notre arrêt... nous montons enfin dans le bon bus, nous demandons autour de nous, ça a l'air difficile pour tout le monde car même les locaux ne sont pas sûr que nous soyons sur la bonne route... 2 ou 3 personnes finissent par s'accorder, nous sommes sur le bon chemin, faisons leur confiance! Le trolley démarre enfin, seulement 5 stations nous séparent de l'hôtel... avant la deuxième le bus s'arrête, une panne! Le chauffeur descend, trifouille avec une perche les trucs sur le toit qui relie le bus aux fils électriques, remonte, redescend, remonte et 10 minutes plus tard nous repartons. Nous atteignons enfin l'hôtel, exténués... mais heureusement l'accueil est charmant!

Nous avons réservé notre hôtel à Quito sur internet plusieurs semaines avant. Les prix n'étant pas très bon marché en Équateur et voulant être dans un endroit confortable avant le grand départ, nous avions pris le temps de chercher un lieu bien référencé sur internet. La Posada Colonial a été notre choix. Ils s'agit d'un ancien hôtel, récemment reconverti en hostel, le staff est aimable et serviable, le lieux est spacieux, les chambres grandes et lumineuses, le tout d'une propreté impeccable. A peine passé la porte nous nous sentons comme chez nous!
La Posada se situe dans le Quito Colonial, comme son nom l'indique. Au moment de notre réservation, nous nous étions pas trop souciés de la localisation, nous avions juste noté les commentaires des hôtes "à 2 pas du centre ville", parfait!
Quito se partage en quelques sortes en 2 centres villes: le colonial, centre historique occupé par les locaux et quelques touristes en journée et le moderne, le centre névralgique de tous les touristes. Les guides (routard, lonely) conseillent vivement de dormir dans ce dernier (la majorité des hôtels et hostels y sont implantés) mais nous, nous conseillons le quito colonial, plus charmant même si plus calme le soir. Comme il est très facile de circuler de l'un à l'autre et donc d'aller dîner dans le quito moderne et de rentrer dormir dans le quito colonial, ça ne pose pas de problème.

Dans notre lancée, nous continuons notre préparation NZ sans se fatiguer de trop :) Nous promenons dans Quito en réalisant nos dernières courses: du café (décidément trop bon, nous en emmenons avec nous), du vrai bon chocolat pour satisfaire Julie, quelques cadeaux par ci par là et quelques vêtements, afin de compléter la panoplie travail de Julien et de rhabiller Julie qui jette peu à peu ses t-shirts usés.

Avant même d'arriver à Quito nous avions repéré 2 restaurant français, bien décidés à satisfaire quelques envies avant d'atteindre la terre Néo Zélandaise, où bien trop de choses seront hors budget. Samedi soir nous nous rendons au Paname, décrit dans les guides comme une véritable brasserie parisienne, où apéro, vins et fromages sont les maîtres mots! Contents, fou de joie, nous sommes prêts à nous faire "péter le bide". Une fois débarqués du taxi nous nous apercevons que le restaurant à été vendu et n'a plus rien de français... Grosse déception! L'autre restaurant français "chez Alain" n'ouvre que les midis de semaine... nous décidons donc de nous rabattre chez des suisses, quelle tristesse... après une petite marche nous sommes devant le suisse qui ferme ses portes: bordel, on est samedi soir et il est 21h à peine... avant de nous fermer la porte au nez, l'homme qui n'a rien de suisse nous conseille un restaurant argentin à deux pas de là. Nous finissons par dîner argentin donc, ça n'est pas mauvais mais ça ne répond pas à nos attentes, et puis le vin est tellement cher que nous devons nous contenter d'un verre chacun!

Lundi midi nous nous precipitons chez Alain, une petite cantine sympathique située dans le Quito Moderne. Alain nous accueille et nous installe à table tout en nous questionnant sur notre voyage... en quelques minutes nous sommes servis et nous avons fait connaissance de toute la famille: la maman venue déjeuner avec son jeune amant et la fille qui souhaite faire un working holidays pour la Nouvelle Zélande... Alain a un chouette petit restaurant! Il a su combiner la tradition française avec le traditionnel menu local. Pour 7 dollars nous mangeons: une petite salade de concombre sauce yaourt, un consumé de poulet et ses petits légumes, un oso bucco et en dessert des fraises crème chantilly, le tout arrosé d'un expresso et d'un jus de maracuya. Les quantité sont bonnes, la cuisine est délicieuse et Alain est plein de bons conseils (installé depuis 20 ans à Quito). C'est génial, nous avons trouvé une cantine à Quito, mais dommage nous partons demain! ;(

Le lundi soir, afin de fêter nos 7 mois de voyage, notre grand départ pour la Nouvelle Zélande et de se faire enfin "péter le bide", nous décidons de retourner chez le Suisse manger un peu de fromage et boire un peu de vin... à une heure descente cette fois-ci afin de ne pas se faire fermer la porte au nez! À 20h le taxi s'arrête devant le restaurant, c'est fermé! Il ferme a 21h le samedi et il est fermé le lundi soir... ça doit être un suisse qui fait du blanchiment d'argent c'est pas possible!
Nous restons dans le taxi et partons à la recherche d'un autre restaurant suisse (oui oui il y en a plusieurs à Quito, le Suisse se sent bien par ici a priori). Après avoir parcouru la rue, sans jamais trouver l'adresse que nous avons indiquée au taxi, le deuxième suisse reste un mystère, domicilié dans un bloc qui n'existe pas... pfff.
La moutarde nous monte au nez, nous descendons du taxi, demandons conseil à un patron d'hôtel du quartier... Il est serviable mais ne nous indique pas de bonne adresse dans le coin. Nous rentrons chez nous à pied et mangeons dans un boui boui à touriste avec musicien, rapidement et sans grande envie... Tant pis, la raclette ça sera à notre retour, faites chauffer les casseroles!

Mardi matin est arrivé vite, c'est le grand jour! L'aéroport de Quito se situe à 44km de la ville, soit 1 heure de taxi environ pour 30 US$. Il y a d'autres moyens de s'y rendre, mais le problème c'est que nous avons un vol tôt le matin...
Le réveil sonne à 3h45! Dur dur! Nous sautons dans nos vêtements puis dans le taxi qui nous attend devant la porte de l'hôtel comme prévu à 4h15.
Ils n'ont pas menti, 1h plus tard nous arrivons à l'aéroport. Il est 5h15, nous emballons nos sacs à dos de cellophane et de scotch, 2 belles paupiettes prêtes à faire 20 heures d'avion.
Nous nous dirigeons à l'enregistrement. Une employée de LAN Airlines nous renvoie gentiment vers les bornes, afin que nous fassions nous même l'enregistrement pour ensuite aller juste donner nos bagages. La machine ne fonctionne pas, ou plutôt nous ne savons pas la faire fonctionner, mais en même temps à 5h du matin on ne peut pas nous en vouloir. La dame revient nous aider et quelques minutes plus tard nous avons la carte d'embarquement pour notre premier vol, mais pas pour le second... Et ça, ça fait râler Julie, il est hors de question qu'à Santiago nous passions les contrôles, récupérions nos bagages pour s'enregistrer à nouveau et repasser les contrôles. Ça n'est pas un problème de temps car nous avons 7h d'attente, mais franchement nous avons déjà trop de tampon du chili sur nos passeports :)
Nous attendons pour donner nos bagages, c'est long et pourtant il n'y a qu'un groupe de 3 personnes devant nous. Nous ne devons pas nous impatienter, nous ne connaissons pas vraiment le poids de nos bagages, nous devons rester souriants et gentils avec l'hôtesse qui n'a pas l'air vraiment dégourdie.
C'est à notre tour enfin, c'est le moment de la pesée: Julien 18kg, Julie 14kg, 9kg la valise à main et 3kg les chapeaux... pas si mal, juste la valise qui devrait faire 8kg. Mais comme pour le reste nous sommes larges, elle ne dit rien et nous met une petite étiquette qui autorise la valise! Et puis comble de l'efficacité, elle nous enregistre pour notre deuxième vol, Julie retrouve le sourire! Nous avons même droits à la place devant les sorties de secours!
Tout ça a pris beaucoup de temps, nous engoufrons un petit déjeuner et allons passer les postes de contrôle et d'immigration. A l'immigration, alors que nous sommes chacun à un bureau, problème: on nous demande à quelle date nous sommes rentrés dans le pays, a priori nous ne sommes pas enregistrés... Vous vous souvenez de notre passage de frontière champêtre à La Balsa? Et bien a priori là-bas ils ne s'embêtent pas à enregistrer les gens... Après quelques manipulations, photocopies et aller-retours dans un autre bureau, nous sommes autorisés à sortir du pays... wouhou!
Nous montons directement dans l'avion, même pas le temps de promener dans le duty free... c'est la première fois que nous avons réellement besoin des 2 heures recommandées avant un avion! Un pipi et nous sautons dans l'avion qui décolle à 7h25 comme prévu, ça aussi c'est étrange!
La nouvelle aventure part de là, à plus chez les kiwis!

Julie(n)
PS: Quito est une très belle ville sud américaine, sûrement dans notre trio de tête avec Buenos Aires et Santiago du Chili... mais nous avons totalement zappé l'appareil photo, nous avions vraiment la tête ailleurs!


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Laissez des commentaires, ça fait toujours plaisir!